Alexander Biryukov est chef de la représentation de la FBA EAEU en Afrique de l’Ouest et en Mauritanie, vice-président de la MOES chargé de la coopération avec les pays africains, et membre du Conseil d’experts Russie–Afrique auprès du vice-président de la Douma d’État A.M. Babakov.
— Quel est l’objectif principal de la création de centres régionaux de transport et de logistique en Afrique de l’Ouest ? Quels en sont les principaux avantages pour les pays de la région ?
La création de centres de transport et de logistique en Afrique de l’Ouest (et en Afrique en général) permettra d’ancrer la présence des entreprises russes dans la région. Elles disposeront d’infrastructures dédiées leur offrant un soutien complet à leurs activités.
— Quel impact ces centres auront-ils sur le développement économique des pays d’Afrique de l’Ouest ?
Ces centres permettront d’établir des contacts directs entre producteurs et acheteurs, en supprimant les intermédiaires. Les consommateurs bénéficieront de prix plus compétitifs, tandis que les producteurs disposeront d’une plus grande flexibilité pour s’adapter aux évolutions du marché.
— Quels types d’emplois pourraient être créés dans le cadre de ces projets ?
Des zones économiques spéciales pourront être développées autour de ces centres, permettant la création d’unités de production avec la participation de la main-d’œuvre locale. De telles zones fonctionnent déjà avec succès dans de nombreux pays, souvent avec la participation d’entreprises chinoises et indiennes.
— Comment envisagez-vous l’avenir de ces centres dans les 5 à 10 prochaines années ?
Ils deviendront des éléments clés d’un réseau logistique régional intégré, indispensable au développement du commerce intra-africain.
— Quelles mesures doivent être prises pour poursuivre le développement de ce réseau logistique ?
Il est nécessaire de prendre des décisions stratégiques et de passer à la mise en œuvre concrète de ces projets.
— En quoi votre expérience en matière de coopération internationale contribue-t-elle à la réalisation de ces initiatives ?
L’expérience acquise lors de mon travail en Afrique permet, avec mes partenaires, d’élaborer des plans d’action clairs et adaptés aux réalités locales, tout en réduisant les principaux risques.




